Marine et les évêques

Publié le par Vincent Sévigné

Peut-on être catholique et voter pour madame Le Pen ? La manif pour tous a répondu oui, mais d'autres, plus nombreux parmi les « officiels », pensent que non. L'argument essentiel concerne les émigrés. Pour un catholique, est-ce un devoir incontournable de les faire venir massivement comme l'a fait madame Merkel en Allemagne ? Je ne le crois pas.

 

Aucun pays ne peut accueillir toute la misére du monde. A quoi cela servirait-il d'être submergé par un déferlement de réfugiés si cela provoque une destruction de nos structures morales et économiques. Alors, en France, la côte d'alerte est-elle dépassée ? Ce point est discutable mais il me semble que oui. La pauvreté, le chômage, la drogue, le communautarisme, l'intégrisme, le terrorisme en sont des indicateurs bien plus fiables que les batailles de chiffres.

 

Dans ce choix de société, la hiérarchie catholique est-elle a côté des pauvres ou du côté des riches ? Qui a voté pour madame Le Pen ? Les fragiles, les délaissés, les ouvriers, les employés, même s'ils n'ont pas de « sans papiers » dans leur environnement. Les bobos, de droite, et encore plus de gauche, font la « charité » avec les emplois, la sécurité et les retraites des pauvres. Et madame Le Pen n'y est pour rien : ce n'est pas elle qui a le pouvoir depuis des décennies. Notons aussi qu'un afflux excessif d'émigrés pénalise d'abord les habitants des banlieues colorées, même si ceux-ci n'en ont pas encore pris concience.

 

Inciter les plus entreprenants d'un peuple à abandonner leurs frères pour tenter la terrible aventure de l'émigration sauvage ne peut être bon pour personne. L'ouverture prônée par madame Merkel a constitué, de fait, un appel d'air dramatique, exploité par les passeurs et aux conséquences affolantes : c'est cela la réalité tangible.

 

La France se trouve obligée de cautionner, plus ou moins, le régime de monsieur Erdogan car son pays sert de terre d'asile pour des centaines de milliers de réfugiés. Est-ce vraiment une saine géopolitique ?

 

Il faudrait aider intelligemment les pays en voie de développement. Qu'est-ce qui nous prouve que la préférence, quasi idéologique, accordée aux milliardaires et aux multinationales sera plus efficace et plus morale que la préférence nationale et le pragmatisme qui l'accompagne ?

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