Macron et l'Europe

Publié le par Vincent Sévigné

Monsieur Macron va échouer d’abord à cause de l’Europe ; tout ce qui suit va augmenter : le chômage, la précarité des plus petits, l’incivilité, la grogne généralisée, les impôts des retraités, la surcharge des classes moyennes aisées, le mépris des familles « normales », etc.

 

Certes, la France va créer des entreprises et des emplois, et c’est une cause prioritaire, mais ce sera au profit du grand capital, des nantis, des « débrouillards », et du peuple européen, mais pas du petit peuple de France.

 

Monsieur Macron veut devenir un « Prince de l’Europe » ; il est prêt à cautionner toutes les dérives de la Commission de Bruxelles : l’accueil forcené des migrants, l’explosion des « travailleurs détachés », les traités internationaux de libre échange – tel le CETA , la soumission aux multinationales.

 

Sur ce dernier point, la servilité de certains médias, qui appartiennent au grand capital, est impressionnante. La Commission européenne « ose » sanctionner Amazon, demander à Google de ne pas abuser de sa position dominante et à Apple de payer, à l’Irlande, les taxes normales et les susdits médias applaudissent. Vous avez bien lu : il ne s’agit pas de lutter contre le dumping fiscal de certains pays mais seulement « d’exiger » le minimum prévu. On nous prend vraiment pour des imbéciles et je dois me retenir pour ne pas utiliser un vocabulaire un peu plus fleuri.

 

La vision utopiste de monsieur Macron en ce qui concerne l’Europe est-elle sa seule erreur ? Non. Ce que j’appelle une certaine forme de paresse intellectuelle est un autre écueil majeur. Le conflit avec les élus locaux me semble un exemple particulièrement illustratif. Monsieur Macron diminue les ressources des collectivités territoriales en leur disant : « je vous fais confiance pour bien choisir les économies à effectuer. » C’est absurde ; on n’a jamais vu des apparatchiks se faire hara-kiri. Il fallait assortir ce dégraissage financier, indispensable, de directives pour que les « économies » portent sur les dépenses de fonctionnement et non sur les investissements. Mais, dans ce domaine, comme dans les autres, « mouiller sa chemise » pour mettre au point un arsenal précis, détaillé et efficace ne fait pas partie des tasses de thé de notre nouveau Président. Et pourtant, cela lui donnerait des armes pour expliquer au petit peuple pourquoi il est légitime de demander une remise en cause de dépenses excessives. J’ajoute une remarque farfelue ; certains disent que l’État va compenser le manque à gagner des collectivités territoriales : je n’ai pas vu la ligne budgétaire correspondante.

 

Enfin, je me permets une autre remarque anecdotique : dès le 24 septembre, j’avais dit que le gouvernement céderait aux demandes, par ailleurs justifiées, des routiers. Cela ne veut pas dire qu’il lâchera sur les autres dossiers.

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