La rentrée scolaire et Nicolas Hulot

Publié le par Vincent Sévigné

La rentrée scolaire a donc eu lieu. Quelques « innovations » débiles de l'équipe précédente ont été annulées ; les classes bilingues ont été rétablies de même que l'apprentissage des langues anciennes ; le choix de la semaine de quatre jours est laissé aux acteurs locaux ; les « EPI » deviennent « facultatifs » ou moins rigides. Tout cela est du simple bon sens mais celui-ci ne peut faire de mal à personne.

 

Introduire des classes de douze élèves dans certaines zones exceptionnellement défavorisées est une mesure simpliste qui coûte très cher et qui peut sembler injuste pour tous ceux, et ils sont nombreux, qui n'arrivent pas à s'adapter à l'enseignement théorique français : c'est celui-ci qu'il faudrait accorder à la conjoncture actuelle.

 

Mais il y a beaucoup plus grave : tout ce qui n'est pas fait. Rien contre l'incivilité à l'école ; rien contre les élèves perturbateurs ; la panoplie des sanctions ciblées reste désespérément vide ; rien pour aider les légions d'élèves qui ont décroché ; rien pour utiliser les moyens modernes tels que les visioconférences ; pas la moindre amorce d'utilisation des QCM.

 

Si Jean-Michel Blanquer était un élève, on dirait qu'il est moins nul que ses prédécesseurs mais tout aussi paresseux. Mais, comme c'est un ministre, c'est évidemment lui qui a raison.

 

Ceci dit, la palme de l'inconscience démagogique ne lui revient pas : Nicolas Hulot fait beaucoup plus fort. Les énergies fossiles issues du terroir français ne représentent que 1% des besoins de la France. On aurait pu croire que ce niveau peu élevé pouvait faciliter des innovations, des recherches, des échanges, des avancées dont la planète pourrait bénéficier. Et bien, non ! En tant que scientifique, certes à un niveau très modeste, je m'insurge violemment contre cette politique de l'abandon qui laisse à d'autres le pouvoir et l'avenir. Ces autres sauront-ils, mieux que la France, gérer sainement les énergies fossiles ? Là, comme ailleurs, lisez le « Canard enchaîné » et ses informations sur ce qui anime vraiment monsieur Nicolas Hulot.

 

Si le Gouvernement de la France continue sur cette planche savonneuse de la facilité, le petit peuple de France risque fort d'avoir la nausée. Est-ce qu'il ira manifester derrière les banderoles de la CGT ou du « mélenchonisme faussement insoumis » ? Je ne crois pas. Mais le rejet viscéral sera profond et durable. L'opposition va bien finir par se relever et s'organiser.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article