Irma ; la polémique

Publié le par Vincent Sévigné

La polémique concernant la mauvaise gestion du cyclone Irma par le gouvernement français me semble déplacée. Trois jours avant son arrivée, ce phénomène dévastateur n’était qu’une tempête tropicale classique. Son parcours était imprévisible.

 

Certes, il est bon qu’il y ait une commission d’enquête parlementaire pour analyser la gestion « à chaud » et, probablement, en déduire une meilleure organisation pour l’avenir.

 

Emmanuel Macron a-t-il raison d’aller sur le terrain ? Sur le plan de l’efficacité, sa présence sera plus nuisible qu’utile. Mais le coeur a ses raisons que le bon sens ne connaît pas. Sur le plan de l’image, si j’ose dire, le bilan sera presque sûrement positif s’il trouve les mots adaptés à la situation.

 

Reste l’essentiel : la reconstruction. La rapidité et l’efficacité de celle-ci dépendront du contexte local et de l’engagement de l’état.

 

Les pillages « organisés » et omniprésents immédiatement après le passage d’Irma donnent à penser que le « climat sociologique » local est malsain. Ce n’est pas Irma qui va améliorer la situation. Et les responsables politiques et autres journalistes qui pointent les mécontentements mettent de l’huile sur le feu Mais, on peut toujours espérer un sursaut des bonnes volontés.

 

Dans ce contexte, le gouvernement ne doit pas baisser les bras, au contraire. Il lui faut apporter un concours financier conséquent. Mais l’essentiel se situe au niveau de la gestion car celle-ci va être extrêmement complexe. Selon moi, dans ce cas de figure, ce n’est pas le moment de « palabrer » ; la négociation viendra plus tard. Il faut un chef (qui peut être une femme), nommé par le gouvernement, qui décide et coordonne tout ce qui relève de l’état : police, armée, moyens financiers, appels aux entreprises. La France ne manque pas de ces « grands commis » capables de faire face et de s’investir à fond pendant deux ou trois ans.

 

Les élans de solidarité au niveau de la métropole sont évidemment des signes de bonne santé mentale à encourager. Il serait regrettable qu’une partie des remboursements des assurances soient investis en métropole et non pas sur les îles sinistrées. Enfin, la lutte contre les vautours, et ils seront nombreux, doit être la priorité absolue.

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