Un priorité: l'indépendance

Publié le par Vincent Sévigné

A tort ou à raison, je suis convaincu que le quinquennat de monsieur Macron sera une catastrophe pour la France : une descente aux enfers bien plus profonde et pernicieuse que lors des deux quinquennats précédents. Evidemment, dans le même temps, j'espère me tromper.

 

En ce qui concerne les Républicains, il me semble souhaitable de constituer deux groupes : d'une part ceux qui attendent que monsieur Macron leur distribue quelques miettes ; d'autre part ceux qui veulent garder leur indépendance.

 

Mais on peut très bien être à la fois indépendant et constructif. Une opposition « bête et méchante » serait très mal perçue par la population et ceci vaut pour tous les groupes de l'opposition. L'opposition doit donc se limiter à des amendements crédibles. Elle peut voter une loi si celle-ci lui semble aller dans le bon sens. En ce qui concerne le premier vote de confiance, il me semblerait normal, pour l'opposition, de choisir l'abstention.

 

Et les affaires ? La priorité absolue est de lire le « Canard Enchaîné ». Monsieur Bayrou a probablement été moins naïf, ou plus astucieux, que monsieur Fillon : mais, sur le plan de la « moralité », selon moi, ce qu'on lui reproche est bien pire car beaucoup plus généralisé et sophistiqué. Quant à monsieur Ferrand, on a déjà dit que les mutuelles étaient une cible privilégiée des prédateurs.

 

Dans ces affaires, ce qui me trouble le plus est la réaction de certains journalistes : ceux qui étaient les plus sévères et les plus intraitables vis-à-vis de François Fillon sont parfois, sauf au palmipède précité, les plus « compréhensifs » face au nouveau pouvoir. Et, par osmose, cette « Macron-indulgence » atteint même des médias théoriquement indépendants.

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