Simone Veil

Publié le par Vincent Sévigné

Un jour, dans un roman, j'ai écrit :

 

L’enfant veut un repère :

« Et si une de mes copines venait te trouver en te disant « J’ai été violée. Je veux avorter. » qu’est-ce que tu ferais ?

- Je lui conseillerais de parler à son enfant. De lui dire la vérité. De lui dire ce qu’elle ressent, où elle en est. Et, si elle décide de ne pas le garder, de lui dire pourquoi. Que ce n’est pas seulement pour elle, mais aussi pour lui.

- Si ma copine fait cela, elle aura mal.

- Oui, mais c’est indispensable. Si elle choisit de fermer les yeux face à cette décision majeure, elle va aussi fermer une porte de son cœur. Les femmes qui affirment recourir à l’avortement sans le moindre regret sont des mères dénaturées. Cette règle n’a pas d’exception, même si cela ne se voit pas au premier abord. Et il ne faudrait pas que les médias d’aujourd’hui préparent une génération de génitrices égocentriques.

- Explique mieux.

- Sous prétexte de rassurer des adolescentes angoissées en découvrant qu’elles sont enceintes, certains médias essaient de banaliser l’avortement. C’est une grave erreur. Le fœtus, puis l’enfant, devient un objet et non un être humain à part entière. Plus tard, cet enfant restera le jouet de sa mère. Lors de sa crise d’adolescence, ou bien il vomira violemment cette mère qui refuse de le reconnaître tel qu’il est. Ou bien il n’arrivera pas s’émanciper, surtout si c’est un garçon. Il sera alors incapable d’avoir l’indépendance nécessaire pour accepter l’altérité, pour rencontrer l’autre et pour fonder un nouveau couple.

...

- Et dans ton ciel ?

- Quelle que soit la décision finale, si la mère est sincère, l’enfant se mettra de son côté. Toujours.

 

J'ai la naïveté de penser que Simone Veil serait d'accord.

 

Sa place est-elle au Panthéon ? Oui, évidemment.

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