Etat des lieux après la victoire de Hollande

Publié le par Vincent Sévigné

François Hollande va pouvoir célébrer dignement la Victoire. Personne ne peut contester son habileté en tant que chef de parti. Dommage qu'il n'ait pas su mettre ce génie, le mot n'est pas trop fort, au service de la France. Il a réussi à imposer son dauphin en dépit d'un bilan pour le moins contestable.

Qui plus est, ledit dauphin est loin de faire l'unanimité. J'ai dit, en son temps, ce que je pensais de ce candidat. Il ne me semble pas opportun, aujourd'hui, de le rappeler. Je ne peux, comme madame Le Pen, que lui souhaiter de réussir à redresser la France.

 

Les partisans de Marine Le Pen sont déçus. Cela ne devrait pas durer. Les erreurs stratégiques lors du débat du 3 mai 2017 resteront une expérience salutaire. La progression du Front National est tout de même spectaculaire. Les bénéfices aux législatives seront probablement modestes. Mais, ensuite, lors des élections intermédiaires, le « nouveau parti », autour de madame Le Pen, ne pourra que progresser.

 

Le score des votes blancs ou nuls est impressionnant. Venir jusqu'à un bureau de vote pour manifester un rejet ce n'est pas rien. Ceux qui osent parler, maintenant, de « rassemblement » se paient vraiment de notre tête (pour être poli).

 

Je ne crois pas qu' il puisse y avoir un espace pour le parti socialiste classique entre le parti de Mélenchon et celui de Macron.

 

Et que penser de la droite et du centre droit ? Il faut bien avouer que l'argumentation de madame Le Pen leur déniant tout droit de contestation du futur gouvernement ne manque pas de logique. Ils ont soutenu Emmanuel Macron alors que Marine Le Pen n'avait quasiment aucune chance d'être élue et encore moins d'avoir une majorité à l'Assemblée. Jean-Luc Mélenchon reste beaucoup plus crédible.

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