Terrorisme et débilité mentale

Publié le par Vincent Sévigné

Il apparaît de plus en plus évident que beaucoup de terroristes ont une forte dose de débilité mentale. Or, la justice française n'a pas encore pris en compte ce type de « délinquants ». Ou bien, le « mis en examen » est un fou, et donc pénalement irresponsable, et il ne peut pas être jugé normalement. Ou bien, il est conscient et doit être remis en liberté totale à l'issue de sa peine.

 

Avant de se lancer dans des surenchères sécuritaires, il me semble qu'il faudrait d'abord combler ce vide juridique. C'est un point sur lequel on doit pouvoir trouver un large consensus. Un individu qui a essayé consciemment de tuer un ou plusieurs policiers est à la fois un fou et un criminel. En tant que criminel, il doit être jugé pour ses actes. Mais, en tant que fou, il doit aussi être suivi à vie par un psychologue. Attention, compte tenu de sa dangerosité, il ne peut pas dépendre d'un praticien classique, pas nécessairement préparé à ce type de profil et n'ayant aucun pouvoir de coercition. Il faudrait donc créer un corps de psychologues assermentés spécialisés, dépendant du ministère de l'intérieur. De tels agents subiraient une formation adaptée. Ils seraient responsables de leurs « clients » et ceux-ci auraient des obligations de suivi à vie, dans leur propre intérêt et dans celui de la société.

 

Les policiers sont amers, et on les comprend. Ce qui précède ne règlerait pas tout, mais ce serait un signe de respect et d'attention à leur égard : ils méritent au moins cela. Un hommage national chargé d'une intense émotion, c'est bien, mais cela ne suffit plus.

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