Macron et les ouvriers

Publié le par Vincent Sévigné

Au vu de son programme, il me semble que monsieur Macron est pour la disparition des ouvriers français peu ou moyennement qualifiés. D'ailleurs, ceux-ci l'ont bien compris et comptent sur Marine Le Pen pour les protéger.

 

Voici quelques extraits du susdit programme dans la rubrique « Immigration et asile » : « Le devoir de l’Europe est d’offrir l’asile à ceux qui sont persécutés et demandent sa protection. » … « Dans ce contexte, la France doit prendre sa juste part dans l’accueil des réfugiés. Elle doit délivrer des titres à tous ceux dont elle juge qu’ils ont droit à l’asile sur son territoire » … « La politique d’accueil des réfugiés n’a pas toujours été à la hauteur de notre tradition humanitaire sur les dernières années » … « Objectif 1 : Une priorité absolue, l’intégration ». Cela a au moins le mérite d'être clair : monsieur Macron est pour intensifier l'accueil des « réfugiés ».

 

Par ailleurs, l'une des caractéristiques du programme de monsieur Macron est d'être à fond pour l'Europe telle qu'elle est actuellement. Un extrait, parmi d'autres : « La libre circulation des personnes entre pays de l'Union européenne est par exemple aujourd'hui une réalité avec des gains indéniables en matière économique ». Un autre extrait : « Nous inciterons à la création d’un statut européen de l’apprenti facilitant la mobilité ». Monsieur Macron n'a donc pas l'intention de demander, et encore moins d'exiger, une remise en cause des accords actuels de libre circulation (des personnes et des biens).

Les ouvriers français peu ou moyennement qualifiés vont donc être encore plus exposés à la concurrence des ouvriers des pays de l'est de l'Europe ou, a fortiori, des réfugiés. Notons aussi que les appareils classiques (réfrigérateurs, machines à laver, etc.) sont, de plus en plus souvent, fabriqués en Pologne et que les Polonais eux-mêmes sont soumis à la concurrence des Ukrainiens.

Selon moi, c'est une erreur d'abandonner, en France, les filières de fabrications peu sophistiquées : un emploi peu qualifié en moins c'est, le plus souvent, un chômeur de plus.

Encore une citation : « Cela suppose de mettre l'accent sur l'offre de services et de biens de haute qualité » à propos des investissements dans la rubrique « Finances publiques ». Pourquoi pas, mais à condition de ne pas abandonner les secteurs industriels de base qui fonctionnent encore.

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