Fillon et les disparus d'Orvault

Publié le par Vincent Sévigné

Les deux feuilletons médiatiques de la fin de l'hiver arrivent à leur épilogue. L'affaire hors normes devient une banale vengeance sordide et Fillon se maintient.

 

Ce candidat vous semble mauvais ? Si la droite classique n'est pas votre tasse de thé, réjouissez-vous. Sinon, ce n'est probablement pas la première fois que le candidat ultime n'a pas votre préférence. La seule différence est que, cette fois-ci, le choix est imposé dès le premier tour : c'est une conséquence logique de la primaire, à droite comme à gauche. Enfin, et surtout, personne, absolument personne, n'est obligé de voter pour lui : il n'est ni Poutine, ni Erdogan.

 

Fillon considère qu'il a déjà fait son examen de conscience et conseille à ses amis de faire de même : le carême est prévu pour cela. Pour les non-initiés, je rappelle que l'on a jusqu'à Pâques. On pourrait aussi suggérer cette démarche aux médias. Ceux-ci, suivis par certains candidats, se sont indignés contre l'affaire Fillon qui pollue la campagne présidentielle. Mais Fillon n'y est pour rien. Ce sont les médias, et eux seuls, qui choisissent le sensationnel plutôt que les débats d'idées, forcément un peu ennuyeux. Les Troadec ne sont pas responsables de leur célébrité : il ne manque pas de drames dans le monde pour alimenter le Moloch médiatique.

 

Un exemple, parmi d'autres. J'aimais beaucoup l'émission « C dans l'air » animée pas Jacques Calvi. Le samedi 4 mars, cette émission commençait, enfin, à parler des programmes des candidats : Mélenchon, Hamon, Macron, Dupont-Aignan, les « petits candidats » ; et, là, à la 52-ième minute, patatras, c'est l'animateur lui-même qui a imposé de revenir au feuilleton Fillon. Et je suis bien obligé d'avouer, hors confessionnal, que, moi aussi, j'ai participé à ce matraquage médiatique.

 

Bon, c'est promis, on parle des programmes !

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